Infographie | Immobilier + digitalisation = Proptech

par | 22 Juin 2022

Stimulé par les confinements, le marché de l’immobilier bascule en mode digital.

Le nez rivé à l’écran pour observer une vue détaillée de la chambre puis du séjour dont les détails frôlent la perfection ; un jeu sur console ? Non, une visite virtuelle d’une résidence bien réelle. Le cas se situe sur la commune de Châteauneuf (Savoie). Une famille vient s’installer en Savoie mais n’a pas le temps de multiplier les allers-retours depuis le nord de la France. L’achat se réalisera à distance, sur la base d’un choix en distanciel. Le cas n’est plus isolé. Une crise sanitaire et deux confinements ont familiarisé les acquéreurs avec les modalités d’acquisition à distance.

L’ère de la « proptech »

Le secteur de l’immobilier est entré dans l’ère de la “PropTech” (Property Technology) dont les prémices remontent à l’année 2008. La création à San Francisco du site Airbnb bousculait alors les rouages historiques de l’habitat touristique et remettait par la même en question l’immobilier résidentiel, transformé en outil économique pour tout propriétaire. Cette réinvention des services jadis proposés par les professionnels de la transaction, de la construction, de la location, de la gestion ou du syndic a misé sur l’essor des outils digitaux. En France, Nicolas Fratini et Frédéric Ibanez sont allés plus loin. Les entrepreneurs niçois ont créé en 2019 Les Agences de Papa. Ce réseau immobilier indépendant constitue une agence immobilière 100 % digitale à commission fixe. Leur stratégie vise à « relier le monde réel et le monde virtuel », indiquent les fondateurs.

Garder (quand même) le contact

Olivier Arias y perçoit un « passage obligé et un gain de temps pour dégrossir les capacités des emprunteurs même si la visite en réelle reste de sens pour finaliser et assurer de la réalité des biens commercialisés ». Le dirigeant d’Arias Patrimoine (Annecy), spécialisé dans l’immobilier d’entreprise, considère aujourd’hui que « sans numérique, nous n’aurions pas obtenu certaines affaires car notre rayonnement est maintenant national ».

L’investissement pèse, entre 30 et 50 000 € en 2022, mais le professionnel s’y retrouve proportionnellement  : « j’organise en moyenne deux rendez-vous physiques pour une vingtaine de visios ». André Barbon est plus prudent. Le directeur général du groupe Teractem (Annecy) considère que « l’outil numérique ne permet pas d’être aussi performants qu’à travers des relations humaines, composante essentielle de la réussite des projets. Le numérique facilite en effet la déconcentration. Il devient parfois source de loupés et d’erreurs, lesquels prennent alors du temps ».


Par Raphaël Sandraz


Cet article est issu de notre hors-série « Panorama de l’immobilier 2022 », disponible en ligne ou au format papier.

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