Infographie / population : toujours plus de monde, surtout côté France

Infographie / population : toujours plus de monde, surtout côté France

Le Genevois français et suisse conserve toutes les caractéristiques d’un territoire particulièrement dynamique démographiquement. La notion tient presque d’une lapalissade tant les arrivées massives de jeunes actifs, attirés par les potentialités de l’emploi local, et le nombre de naissances supérieur à celui des décès dopent la démographie de l’ensemble du bassin transfrontalier.

En dix ans, la population du territoire franco-valdo- genevois a augmenté de 351 000 habitants pour atteindre 2 705 600 habitants. Cette hausse de 1,4 % par an en moyenne depuis 2006 est plus rapide qu’en Suisse (+1,1 %), qu’en région Auvergne-Rhône-Alpes (+0,8 %) et qu’en France métropolitaine (+0,5 %). Le canton de Vaud décroche le pompon avec une progression de 1,7 % par an en moyenne entre 2006 et 2016, où 77 % de celle-ci relève des migrations. Il contraste avec le canton de Genève, déjà très dense, où la population augmente de 1,1 % par an durant la décennie (dont 63 % par migration).

Côté France, la Haute-Savoie est le département le plus dynamique de France métropolitaine avec un taux de croissance démographique annuel moyen de 1,5 % entre 2010 et 2015. Son solde migratoire est le double de la moyenne régionale (58 %). Cette hausse se concentre perceptiblement dans le Genevois français qui progresse au rythme de 2,4 % par an en moyenne entre 2009 et 2014. C’est particulièrement vrai dans les aires urbaines d’Annemasse et de Thonon-les-Bains où la population des villes-centres reste stable tandis que les banlieues se densifient et que les couronnes périurbaines s’étendent.

La communauté de communes du Genevois connaît en cela la plus forte croissance démographique d’Auvergne-Rhône-Alpes, avec une hausse de population, entre 2010 et 2015, de 4 points. Le Pays de Gex suit la tendance (+3,2 %). Saint- Julien-en-Genevois et Gex comptent même parmi les cinq villes de plus de 10 000 habitants de la région affichant les plus forts taux de croissance (+3,5 % et +2,4 %).

Né en Suisse de mère française

L’Ain appartient lui-aussi aux départements métropolitains à forte croissance démographique, 1,2 % par an entre 2010 et 2015, l’une des plus rapides de France métropolitaine grâce, notamment, à de fortes migrations (62 % de cette augmentation). Ces données acceptent cependant une nuance puisque, si les naissances enregistrées en France sont moins nombreuses que ce que la répartition par âge de la population pourrait laisser penser, le déficit de natalité s’explique surtout par les 600 naissances enregistrées chaque année en Suisse d’enfants dont la mère est domiciliée côté français. À l’inverse, les cinquantenaires quittent plus massivement le territoire suisse afin de préparer l’âge de la retraite en France.

Une population jeune mais seule

Il n’en demeure pas moins que les populations sont jeunes sur ce bassin de vie. La communauté de communes Usses et Rhône compte 51 % de moins de 40 ans ; en Genevois, le seuil atteint 55 % tout comme sur l’agglomération d’Annemasse. En revanche, les densités diffèrent. On ne compte que 72 habitants/km² en bord du Rhône là où le Genevois cumule 286 hab/km² et le pays d’Annemasse atteint 1 141 hab/km². Ces oscillations ne sont pas étrangères aux variations de la taille moyenne des ménages. En 2014, 141 500 habitants de l’espace transfrontalier résident seuls, soit 36 % des ménages.

La proportion est plus élevée dans le canton de Genève (40 %) que dans le district de Nyon (29 %) ou le Genevois français (de 32 %). Sur celui-ci, on dénombre en moyenne 2,33 occupants par logement en 2014. Les communes les plus peuplées, comme Annemasse, Gaillard, Saint- Julien-en-Genevois ou Ferney-Voltaire abritent majoritairement des ménages de petite taille (43 % ont entre 1,9 et 2,1 personnes/logement), des familles monoparentales qui cherchent souvent à se loger dans le parc social. À l’inverse, Échenevex dans l’Ain ou Étaux en Haute-Savoie hébergent davantage de couples avec enfants. Les familles y occupent la moitié des habitats. En Suisse, les ménages sont en moyenne plus grands, notamment dans le district de Nyon, plus que dans le canton de Genève (2,49 contre 2,35 en 2014).


Raphaël Sandraz


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