Innovation / Mobilité : Seabubbles passe sous contrôle suisse

Innovation / Mobilité : Seabubbles passe  sous contrôle suisse

La start-up française, qui promet de révolutionner la mobilité urbaine grâce à ses bateaux-taxis survolant l’eau, a été rachetée par une holding helvétique.

«La Suisse va soutenir les taxis volants », peuton lire dans la Tribune de Genève. Un titre qui rappelle que la France n’a pas su le faire, selon le co-créateur de SeaBubbles, le navigateur Alain Thébault. « Les Français regardent passer les trains, qui souvent sont en retard », a déclaré au Huffington Post celui qui explique être « usé » par des « cycles de réunions mensuelles depuis deux ans, pleines de postures et de blablas ».

SeaBubbles a été créée en 2016 par Alain Thébault et le véliplanchiste suédois Anders Bringdal qui ont conçu un taxi-bateau, pouvant transporter quatre personnes, qui avance au moyen d’un moteur électrique et d’ailerons placés sous la coque. Quand ceux-ci sont immergés, la coque du bateau repose sur l’eau. Mais dès que celui-ci prend de la vitesse, il s’élève sur ces ailerons, appelés foils, et la coque se retrouve hors de l’eau.

Cette technologie permet d’utiliser beaucoup moins d’énergie qu’un bateau classique, car la résistance de l’eau est bien moindre. L’entreprise vient de passer en mains suisses, après le rachat de 100 % de son capital par une holding helvétique. Le montant de l’opération se chiffre en dizaines de millions d’euros, bien que le prix exact n’ait pas été révélé.

Démarrage d’une production industrielle

Le siège social restera à Paris, tout comme les huit salariés de l’entreprise. Avec cet investissement, SeaBubbles va démarrer la production industrielle de ses bateaux-taxis en juillet, dans une usine en Thaïlande. Selon Alain Thébaut, quatre d’entre eux ont été achetés par la compagnie Baja Ferries de Miami, et dix autres par un groupement d’hôteliers de luxe français. En Suisse, plusieurs communes du bord du lac Léman et de Zürich ont exprimé un intérêt, selon la Tribune de Genève.

Entre Anières et Bellevue, établies sur des rives opposées, le temps de parcours serait alors de quatre à six minutes, contre plus d’une heure à la voiture aux heures de pointe. L’entreprise va également mettre au point depuis la Suisse un projet de bus “volant” sur l’eau, le Flybus, qui pourrait transporter une trentaine de passagers. Plusieurs municipalités ont exprimé leur intérêt, comme Miami, qui envisagerait de mettre en place 26 lignes.


Par Romain Fournier


Cet article est paru dans votre magazine ECO Savoie Mont Blanc du 26 avril 2019. Il vous est exceptionnellement proposé à titre gratuit. Pour retrouver l’intégralité de nos publications papiers et/ou numériques, vous pouvez vous abonner ici.

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