À Barberaz, Le Percolateur s’apprête à ouvrir ses portes au public après plus de deux ans de travaux. Porté par l’association Le Tremplin,ce tiers-lieu réunit déjà 16 structures artisanales et ambitionne de devenir un lieu de transmission des savoir-faire et de lien social.
Après deux ans et demi de travaux, le tiers-lieu Le Percolateur entre dans une nouvelle phase de son développement. Installé dans un ancien bâtiment dédié à la torréfaction puis au stockage du café dont il tire son nom, ce projet porté par Sandrine Bernaud et Louis Paturle, en partenariat avec la mairie de Barberaz, ouvrira officiellement ses espaces au public pour des ateliers d’initiation à l’artisanat à partir du 15 septembre.
Aujourd’hui, seize structures occupent les lieux. Les résidents installés s’engagent dès le départ à consacrer quatre heures par mois à des ateliers destinés au public. « Cela garantit une transmission des savoir-faire », souligne Louis Paturle. Trois premiers ateliers seront proposés autour de la couture, de la réparation d’électroménager et de vélos. L’offre montera progressivement en puissance à partir d’octobre…
550 000 euros investis
Le lancement du projet représente un investissement global de 550 000 €. L’association Le Tremplin a mobilisé environ 450 000 € pour les travaux, le mobilier, la trésorerie et le fonds de roulement. La commune de Barberaz, propriétaire du site, a pour sa part engagé 100 000 € pour les travaux d’accessibilité liées à l’accueil du public.
La rénovation s’est largement appuyée sur l’engagement bénévole soit 160 journées de labeur. « Les travaux ont été menés en grande partie grâce à des chantiers participatifs », rappelle Louis Paturle. Cette démarche a également permis de privilégier le réemploi. Les équipes ont récupéré 116 tonnes de matériaux, dont une partie de la mezzanine et une cloison de séparation installée dans le café-restaurant.
De 8 à 17 € le mètre carré locatif
Le budget annuel visé à horizon 2028 est de 130 000 euros. Plus de 60 % des recettes proviennent des loyers versés par les résidents et de la location ponctuelle de salles. Les 40 % restants seront générés par les activités du café et les ateliers proposés au public. Les tarifs s’échelonnent entre 8 € et 17 € le mètre carré.
Le bâtiment développe près de 1 000 m² au sol auxquels s’ajoutent entre 200 et 260 m² de mezzanine. Il accueille notamment un coutelier, un chaudronnier, des photographes, des créateurs de bijoux, des spécialistes de la maroquinerie, de la tapisserie ou encore de la vannerie mais aussi un bureau de prototypage 3D.
Le succès semble déjà au rendez-vous puisque Le Percolateur est au complet depuis deux ans. Reste qu’une offre de location d’espaces collectifs à la demande est ouverte aux entreprises et associations.
Bientôt un pôle bois
Aussi, un dernier aménagement va permettre d’installer un pôle bois, aux côtés du pôle métal, dans les six prochains mois mais aussi la possibilité de privatiser tout ou partie du café-restaurant, inauguré cet été : « C’est un lieu idéal pour organiser des séminaires ou des activités de team building avec nos locataires ; il a été pensé pour les petites et moyennes entreprises du territoire », indique Louis Paturle.
Géré par l’association Le Tremplin, qui compte aujourd’hui 150 adhérents et huit administrateurs, Le Percolateur dispose d’une convention d’occupation de 12 ans avec la mairie de Barberaz. Sandrine Bernaud et Louis Paturle en sont les deux salariés. L’association envisage en outre, le recrutement d’une troisième personne dédiée à l’activité bois. « L’activité n’en est qu’à ses débuts mais nous espérons la faire croître grâce à de nouveaux projets. »








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