Notre-Dame-De-Paris : le Nord-Isère apporte sa pierre à l’édifice

Notre-Dame-De-Paris : le Nord-Isère apporte sa pierre à l’édifice

Après l’émoi, Notre-Dame–De-Paris a fédéré ici aussi de nombreuses initiatives dont les Compagnons du devoir, candidats à la reconstruction, ne sont pas en reste…

«Forte des 50 000 entreprises du Bâtiment qu’elle représente, la Fédération Française du Bâtiment annonce qu’elle se tient à disposition de la Nation, du gouvernement et de la Mairie de Paris pour accompagner les opérations de reconstruction nécessaires de ce bâtiment d’exception », déclare Jacques Chanut, président de la FFB et entrepreneur nord-isérois. La tragédie qui a touché de plein fouet le monument religieux parisien n’a laissé de marbre aucun corps de métiers.

« La FFB a toujours été au centre des travaux de rénovation des cathédrales et ses entreprises adhérentes, tout particulièrement celles du Groupement des entreprises de restauration de monuments historiques (GMH), sont engagées et volontaires pour répondre présentes. Les bâtisseurs d’aujourd’hui, à l’image des artisans et entrepreneurs d’hier, relèveront ce défi, comme ils l’ont toujours fait », poursuit, volontaire, Jacques Chanut.

Vicat plus que concerné

Le Nord-Isère bâtisseur semble avoir la volonté et même le savoir-faire pour agir (lire ci-contre). Les Compagnons du Devoir et du Tour de France qui possèdent un établissement à Villefontaine y voient l’occasion de mettre à profit leur vocation. Spontanément, des anonymes les ont contactés via les réseaux sociaux pour les encourager à participer à la reconstruction de Notre-Dame-de-Paris. « Nous espérons pouvoir participer à la reconstruction de ce magnifique monument en partageant notre savoir-faire, en formant les futurs ouvriers de cette restauration et en répondant à la demande des entreprises qui auront le marché », peut-on lire sur le compte Facebook national des Compagnons…

Pierre toujours, répondant à notre confrère du Figaro, Ghislain Bouchard, tailleur de pierre, et formateur au CFA de Montalieu, lui, a proposé son aide : « J’ai envoyé un mail au secrétaire général de l’UNICEM [ndlr : Union nationale des industries de carrières et des matériaux de construction] pour proposer mes services et faire travailler les jeunes sur le projet de reconstruction. Apparemment, l’UNICEM est en contact avec le ministre de la Culture pour parler de cette proposition. Je propose cette initiative à mon niveau. On a des compétences en France, on peut écrire l’histoire de Notre-Dame, même si on ne fait qu’un caillou ! », a-t-il déclaré au média parisien.

Les Compagnons du Devoir et du Tour de France de Villefontaine ont la vocation chevillée au corps et interviendront d’une manière ou d’une autre à la reconstruction du monument religieux.

Autre Nord-isérois, et non des moindres, le cimentier Vicat réfléchit en interne pour savoir comment amener sa pierre à l’édifice. « Rien de bien précis pour le moment, mais il y a un élan fort à l’intérieur de l’entreprise pour savoir comment participer à la reconstruction, surtout quand on sait que Vicat a déjà participé à des travaux de rénovation du monument avec du ciment prompt naturel provenant de nos carrières de Chartreuse », nous a confié le service communication du cimentier français.

Ne pas affaiblir les autres causes

Les initiatives émanant des collectivités n’ont pas tardé, elles aussi, à fuser. Ainsi, le sénateur de l’Isère, Michel Savin, invite-t-il Edouard Philippe à aller plus loin dans sa réflexion, en le prévenant même : « Si la générosité des Français se tournait majoritairement en 2019 vers la restauration de Notre-Dame, cela pourrait diminuer les dons en direction d’autres causes. Grâce à une réduction fiscale très attractive à hauteur de 90 %, les citoyens français contribueraient à la restauration de Notre-Dame, sans que ce don ne se fasse au détriment d’autres causes qu’ils soutiennent habituellement »…

Même son de cloche (sans jeu de mots) pour le président de la Région Auvergne- Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, qui invite « l’ensemble des collectivités territoriales de notre région et plus largement l’ensemble des collectivités de France, à se mobiliser dans le cadre de cette souscription nationale, pour permettre à cette part de France et à cette part de nousmême de rayonner pleinement à nouveau ». La Région, qui s’est d’ores et déjà engagée sur deux millions d’euros pour le programme de stabilisation et de reconstruction de l’édifice.


Par Éliséo Mucciante


Cet article est paru dans votre magazine ECO Savoie Mont Blanc du 26 avril 2019. Il vous est exceptionnellement proposé à titre gratuit. Pour retrouver l’intégralité de nos publications papiers et/ou numériques, vous pouvez vous abonner ici.

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