Département de la Savoie : 602 millions pour 2022

par | 17 Déc 2021

Le conseil départemental de Savoie vient d’adopter un budget primitif 2022 en hausse de 1 % qui, pour son président Hervé Gaymard, marque « un retour à la normale, avec un niveau très élevé d’investissement ».

« Malgré l’effort constant fourni depuis deux ans, le département conserve une belle capacité d’investissement, constate le vice-président aux finances Renaud Beretti. C’est la concrétisation de notre politique de maîtrise des dépenses de fonctionnement et de notre effort de désendettement, joint à des recettes toujours dynamiques, notamment des droits de mutation à titre onéreux (DMTO). » Celles-ci s’élèveront à 125 millions, contre 110 en 2021. C’est maintenant 21 % des recettes réelles. Le produit des autres taxes (sur les remontées mécaniques, de séjour, intérieure sur la consommation des produits énergétiques) augmente également de 6 % par rapport à 2021.

Avec 308 euros d’investissement par habitant, la Savoie se classe dans les cinq premiers départements de France pour cet indicateur. La section d’investissement 2022 s’élève à 145 millions d’euros, soit un quart du budget total. 48 millions, soit 36 %, vont aux routes et aménagements cyclables. L’éducation bénéficie d’une enveloppe de 23 millions, 7 millions sont dédiés à la politique culturelle et au patrimoine, 15 millions sont directement destinés à l’aménagement durable et la solidarité internationale (« mais bien d’autres actions s’inscrivent de façon plus transversales dans notre politique développement durable », précise Renaud Beretti).

Quant à la section de fonctionnement, elle augmente de 2,89 %. Soit 173 millions pour les fonctionnement courant de la collectivité (frais de personnel, fluides, entretien des bâtiment, etc) et 284 millions de dépenses d’intervention. Dont 228 (+ 3 % par rapport au budget primitif 2021) pour les dépenses obligatoires en matière sociale. Ce sont maintenant les personnes handicapées qui bénéficient de la première enveloppe (68 millions, + 7%) suivis de l’enfance, la jeunesse et la famille (63 millions, +7 % également) puis des personnes âgées (56 millions, + 3 %). « Nous avons vécu une forte hausse ces dernières années pour le traitement de la dépendance mais il semble que nous atteignons un pallier », décrypte Hervé Gaymard. La dernière enveloppe concerne la cohésion sociale pour 40 millions dont 35 pour le seul RSA, une allocation orientée à la baisse en 2022.

Ce renchérissement global des dépenses sociales est une conséquence de la conjoncture globale, de l’environnement réglementaire mais aussi de choix politiques du département lui-même. « Nous sommes le premier département de France à nous engager de manière volontariste dans la revalorisation des métiers du secteur médico-social, se félicite la vice-présidente Corinne Wolff, en mettant en œuvre la « prime Ségur ». Au total, ces revalorisations salariales représentent un coût total de 7,1 millions d’euros pour la collectivité ». Un effort consenti alors que Hervé Gaymard et Renaud Beretti évaluent à une cinquantaine de millions l’effort financier exceptionnel consenti depuis le début de la crise de la covid, et que dans le même la collectivité souffre d’un manque à gagner d’une vingtaine de millions de taxes diverses.

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