Un capital touristique franco-suisse à exploiter davantage

Un capital touristique franco-suisse à exploiter davantage

Entre lac et montagne, un programme associe des professionnels du tourisme, des chercheurs et des étudiants pour favoriser les synergies entre acteurs et parvenir à la valorisation de ce territoire touristique à fort potentiel. La mise en réseau et des programmes de formation professionnelle orientés montagne doivent permettre de développer le tourisme de la zone transfrontalière franco-suisse.

Avec son cadre naturel, l’espace frontalier franco- suisse dispose d’une offre touristique riche avec des activités sportives de pleine nature (randonnée, ski, parapente, nautisme, cyclisme…), de la culture, ou encore de la gastronomie. Outre le lac Léman et les grandes stations des Savoie, le territoire a de nombreux atouts comme les Monts Salève et Vuache, des plaines verdoyantes ou un bourg de campagne. Il est également situé au carrefour de Chamonix Mont-Blanc, d’Annecy et de Lyon, joignables par autoroute. Fort de son aéroport international, de ses lieux de réception et de sa capacité hôtelière, Genève s’est imposée comme une destination d’affaires qui compte.

Pour répondre aux nouvelles attentes de ces clientèles, les acteurs du secteur des deux côtés de la frontière sont réunis dans le programme européen Interreg V Transfrontour pour le développement de formations et de recherches autour de l’innovation et des services dans le tourisme. Ce projet propose aux professionnels du tourisme un service de coaching, des outils de formation, ainsi qu’une plate-forme d’échanges de bonnes pratiques. Pour élaborer un positionnement à l’échelle du futur pôle métropolitain du Grand Genève, l’Office de tourisme d’Annemasse, que le Léman Express mettra à 15 min du centre de la métropole, a fusionné avec celui de Saint-Julien-en- Genevois et multiplie les concertations avec Genève Tourisme.

Transfrontour comporte également un partenariat avec le pôle tourisme de l’Université de Savoie-Mont-Blanc (USMB) pour favoriser les échanges entre professionnels, chercheurs et étudiants. Une formation transfrontalière existe par ailleurs depuis 2013, un “Executive MBA” (EMBA) en innovation touristique, mis en place par l’IAE Savoie Mont-Blanc de l’USMB et Sciences Po Grenoble du côté français, ainsi que l’Institut de Tourisme de la HES-SO Valais et l’Institut universitaire Kurt Bösch à Sion du côté suisse.

Pour répondre aux nouvelles attentes de ces clientèles, les acteurs du secteur des deux côtés de la frontière sont réunis dans le programme européen Interreg V Transfrontour pour le développement de formations et de recherches autour de l’innovation et des services dans le tourisme.

Coopération en cours et à construire

Mais sur le terrain, la seule expérience d’exploitation touristique transfrontalière existante est l’Association internationale des Portes du soleil qui gère le domaine skiable franco-suisse réunissant douze stations (cinq suisses et sept françaises) dans le massif du Chablais au sein des Alpes du Nord, au sud du lac Léman. Le projet a vu le jour en 1956, avec l’ambition de relier Super-Châtel à Morgins. Le nom des Portes du soleil date de 1965 et le premier forfait transfrontalier est né en 1976. Onze communes françaises et suisses ont construit de concert leur développement touristique en redimensionnant l’espace montagnard de part et d’autre de la frontière.

Le domaine permet de pratiquer la randonnée et le VTT en été et le ski et les activités après-ski en hiver. L’association décline les initiatives transfrontalières, comme le “Pass Portes du soleil MTB VTT” utilisable dans neuf des stations ou le festival “Rock the pistes” qui existe depuis sept ans. Au bord du Léman, la Fondation Genève Tourisme & Congrès tente d’activer la coopération transfrontalière. Avec le marketing territorial et l’enrichissement du catalogue touristique, c’est l’un des axes de développement mis en avant par l’organisme en recomposition depuis le printemps. Ce dernier a en effet renoncé à organiser les Fêtes de Genève en 2018 en raison d’un déficit budgétaire.

En juin, Pierre Maudet, à la tête du gouvernement genevois, a souligné la nécessité de développer une promotion touristique commune, soulignant que le système des taxes de séjour existe des deux côtés de la frontière, et surtout qu’un touriste de passage à Genève voudra également voir le Mont-Blanc. C’est notamment le cas des clientèles asiatiques de plus en plus nombreuses à visiter la cité de Calvin. Pour ces touristes, les deux offres touristiques, française et suisse, sont complémentaires et ne font qu’une.

Infographies :


Dorothée Thénot


Cet article est paru dans votre hors-série Frontière en chiffres 2018-2019. Il vous est exceptionnellement proposé à titre gratuit. Pour retrouver l’intégralité de nos publications papiers et/ou numériques, et pour soutenir la presse, vous pouvez vous abonner ici.

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