Chambéry : une exposition qui a du chien

par | 24 Nov 2021

L’espace Malraux accueille, du 25 novembre au 22 décembre, l’exposition « Parle à mon chien », réalisée par Jacques Leleu et Frédéric Chiola.

C’est une expo qui a du chien. Difficile de ne pas succomber à la facilité du jeu de mots face au propos, en images et en textes, que proposent deux confrères du Dauphiné Libéré, Frédéric Chiola et Jacques Leleu, à travers leur nouvelle exposition intitulée Parle à mon chien. Visible à l’espace Malraux (Chambéry), du 25 novembre 22 décembre, elle promet de nous redonner du poil de la bête en cette fin d’année chahutée comme un chien dans un jeu de quille.

Parle à mon chien, ce sont 21 photographies de grand format accompagnées d’un livret de textes. Les premières ont été réalisées par Frédéric Chiola, les seconds par Jacques Leleu, tous les deux bien connus en Savoie puisque ex-collègues du quotidien régional. « Nous avions déjà monté deux expositions ensemble auparavant, explique Jacques Leleu, reporter à la retraite depuis trois ans. Quand je lui ai proposé ce thème en 2019, Frédéric a tout de suite accepté. »

Vingt-deux rencontres

Pas plus emballés par la cause canine que cela, mais intrigués par le rapport maître-chien, les deux fins limiers se mettent alors en quête de bons duos à lever. Leur flair journalistique les pousse dans un premier temps vers les chiens de travail. L’un armé de son appareil photo, l’autre de son calepin et de son stylo, les voilà interviewant un maître-chien d’avalanche du PGHM, une policière et son binôme poilu détecteur de stupéfiants, un pompier et son auxiliaire canin formé à la recherche de victimes dans les décombres, un aveugle et sa paire d’yeux à quatre pattes, un éleveur et ses patous, un berger et ses bergers, un chien détecteur du diabète et son maître…

Un chien guide d’aveugle et son maître. Crédit : Frédéric Chiola.

Loin de vouloir à tout prix caresser leurs interlocuteurs dans le sens du poil, les deux journalistes sont cependant vite sous le charme, ou tout au moins vraiment bluffés par les compétences qu’ils découvrent. « On a même rencontré le professeur Dominique Grandjean, chef de service à l’école vétérinaire de Maison-Alfort, qui a mis au point le processus de détection du Covid par les chiens. Cela marche quasiment à 100 % ! », s’émerveille encore Jacques Leleu. Même sensation avec une médiatrice animale travaillant auprès d’autistes profonds : « Le chien arrive à créer un apaisement, un rapport de confiance avec des gens souffrant d’un degré de communication quasiment nul. C’était tellement fort qu’on y est allés deux fois… »

L’exposition qu’ils croyaient légère à réaliser revêt en fin de compte beaucoup de mordant. Et lorsqu’ils décident finalement de s’intéresser aussi aux chiens de Monsieur tout le monde, leur étonnement grandit devant l’accueil qu’on leur réserve. « Au départ, on ne prenait pas ce volet plus au sérieux que cela, mais on s’est vite rendu compte qu’à travers leur relation avec leur chien, les gens nous racontaient leur vie en toute confiance. » C’est le chasseur qui parle de son outil à quatre pattes sans cacher un attachement incroyable mais pudique, un médecin qui avoue avoir été sauvé du suicide par son chien, une maîtresse qui teint ses cheveux de la nuance des poils de son spitz…

Vingt-deux rencontres au total sont racontées à travers cette exposition, où l’un et l’autre ont mis… la main à la patte avec délectation.

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