La 11e édition des Ambassadeurs économiques du département qui s’est tenue le 1er juillet dernier a valorisé la diversité des activités qui participent à le dynamiser.
« Nous avons essayé de placer cette soirée sous le sceau de l’optimisme », indiquait Stéphanie Pernod, première vice-présidente déléguée à l’économie, à la relocalisation, à la préférence régionale et au numérique du Conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes, lors de la 11e édition de la soirée des Ambassadeurs économiques de l’Ain qui se tenait lundi 1er juillet dernier au Monastère royal de Brou, à Bourg-en-Bresse.
Un optimisme qu’ont laissé transparaître, deux heures durant, « les entreprises qui se sont succédé pour apporter leur retour d’expériences sur leur création ou reprise d’activité », ajoutait la vice-présidente régionale.Une soirée riche en interventions avec Elvire Charre, directrice de la centrale du Bugey, Gilles Donnat, directeur général de Carrier France, Thierry Robic, directeur général de Toray, et encore Christophe Legrand, directeur du site de Renault Trucks de Bourg-en-Bresse.
Installés sous un cerisier en fleurs du Japon, symbolisant la vitalité et le dynamisme, les intervenants s’adonnaient à une session questions-réponses sur la thématique “L’Ain, un territoire à l’avenir industriel radieux”. Cette table ronde, animée par Karine Rouchon Ferrante, chargée d’affaires chez Auvergne-Rhône-Alpes Entreprises, a mis en lumière le travail à long terme d’entreprises régionales et bien souvent familiales, au service de la croissance et de l’emploi.
Alors oui, l’Ain a bien un avenir industriel radieux. « Je pense que vous avez répondu à cette interrogation à travers différents projets et je crois que vous vous en donnez la peine », notait Karine Rouchon Ferrante. Tout cela grâce à des industriels qui innovent, se diversifient, recrutent, investissent et forment.
Relocaliser l’industrie
« Vous voir tous réunis autour d’un même objectif est une satisfaction. Celui de mobiliser ensemble les institutions territoriales dans le but de relocaliser la production industrielle, soulignait Jean Deguerry, président du Département de l’Ain. La relocalisation est un défi national qui engage aussi bien tous les acteurs économiques que politiques. Le contexte international a manifesté la faiblesse de notre tissu industriel. »
La pandémie comme la guerre en Ukraine et la transition climatique ont mis et mettent en évidence la dépendance industrielle de la France et ses dangers. « Je sais que nous pouvons compter sur vous, ambassadeurs économiques de l’Ain, pour répondre à cet appel, relevait Jean Deguerry. Le Département et la Région ne ménagent pas leurs efforts pour faire de notre territoire une terre accueillante économiquement. »
Entendez par là un territoire avec des infrastructures performantes et des salariés qualifiés, où les investissements peuvent porter leurs fruits. « L’Ain peut devenir l’un des écosystèmes les plus attractifs et surtout des plus adaptés à la relocalisation », renchérissait le président départemental.
13 000. En deux ans, c’est le nombre d’emplois industriels que le plan de relocalisation a permis de créer en Auvergne-Rhône-Alpes.
La transition énergétique
« Avec 55 ans d’expérience dans le nucléaire, l’hydrogène et les énergies renouvelables, secteurs aux contraintes de sûreté et de sécurité strictes, je me suis dit qu’il serait intéressant d’inviter Dominique Louis, dirigeant du groupe international d’ingénierie nucléaire Assystem », indiquait Thomas Colombari, responsable de l’antenne locale d’Auvergne-Rhône-Alpes Entreprises. De plus, cet ingénieur de formation, qui a eu une enfance bressane, est président de l’Union sportive bressane Pays de l’Ain (USBPA) Rugby.
Présent dans douze pays, Assystem s’est fixé pour mission principale d’accélérer la transition énergétique partout dans le monde. Pour son dirigeant, aujourd’hui installé à Divonne, par ailleurs coauteur, avec Jean-Louis Ricaud, du livre “Énergie nucléaire, le vrai risque”, les EPR, réacteurs nouvelle génération, « tant critiqués, sont une machine merveilleuse et j’en suis un fervent défenseur. À un moment donné, notre juge de paix sera le prix du kilowattheure ».

90, c’est le nombre d’entreprises centenaires, toujours en activité, dans le département de l’Ain.
L’Ain continue d’attirer les investisseurs
Entre créations et reprises de sociétés, « nous sommes ravis d’accueillir ces hommes et ces femmes au sein de la communauté des Ambassadeurs économiques de l’Ain », se réjouissait Thomas Colombari, responsable de l’antenne locale d’Auvergne-Rhône-Alpes Entreprises. Parmi ces investisseurs figure The 8 Impact, une start-up qui arrive du Nord. Et le fait de se délocaliser dans l’Ain n’est pas le fruit du hasard, puisque « le directeur industriel était aindinois, soulignait Thomas Colombari. Les entrepreneuses Marie Soudré-Richard et Hélène Guerret ne souhaitaient pas perdre cette compétence ».
Installée sur la commune de Saint-Rémy, la société travaille sur le recyclage des élastomères issus des articles de sport. Dans le rang des nouvelles implantations, nous trouvons également l’entreprise Eaton outillages systèmes (Eos), qui vient de prendre place à Béligneux. Elle est spécialisée dans la fabrication de machines industrielles de cintrage et d’usinage.
Dans la diversité de cette richesse économique, soulignons encore l’arrivée de l’entreprise Lumicene, dirigée par Clément Salvaire. Établie sur la commune de Miribel, la société fabrique des fenêtres circulaires bioclimatiques et des modules d’habitation préfabriqués. Évoquons enfin la venue de la société Acett sur la commune de Fareins.
« Je représente un groupe d’entreprises spécialisées dans la mécanique, la maintenance et la métallurgie, soulignait Nathalie Hebert-Devisme, qui était ravie de se retrouver sur ses terres d’origines. Acett fabrique et conçoit tous types d’obturateurs rotatifs qui transfèrent des produits granuleux dans les réseaux de production. »
Du côté des reprises d’activité, un focus a été fait sur la distillerie Kario-Chartreuse Diffusion avec Olivier Pin (Belley), DMG Usitech avec Julien Billard (Montmerle-sur-Saône), Innovtec industries avec Pierre Frappa (Châtillon-sur-Chalaronne) et Filtres Monnet avec Stéphane Demin (Ambérieu-en-Bugey).
Carole Muet









0 commentaires