Depuis sa création, la holding Inddigo se développe autour d’un actionnariat salarié et d’un management très participatif. Les actions en faveur de la qualité de vie au travail se sont formalisées un peu plus tardivement.
La qualité de vie et des conditions de travail (QVCT) s’inscrit en filigrane dans l’histoire d’Inddigo. Le capital de la société savoyarde de conseil et d’ingénierie, qui accompagne les acteurs publics et privés dans leur transition environnementale, est détenu par 57 % de ses salariés.
« La possibilité d’être actionnaire au bout de douze mois d’ancienneté leur permet d’aller vers encore plus de partage de la valeur, mais aussi de participer aux décisions et à la stratégie de l’entreprise », souligne Corinne Bardou, directrice des ressources humaines (DRH). Cet actionnariat salarié garantit l’indépendance du groupe et constitue aussi un facteur d’attractivité très utile compte tenu de l’importance des recrutements.
Inddigo, qui a bouclé son exercice 2023 sur un chiffre d’affaires de 33 M€ (26 M€ en 2022), embauche une soixantaine de salariés chaque année. En quatre ans, ses effectifs seront multipliés par deux, passant de 241 fin 2021 à 500 en 2025, afin d’absorber la charge de travail, premier motif de mécontentement mis en avant par les salariés lors des enquêtes “bien-être”trimestrielles.
« Ce baromètre nous livre les sources de satisfaction et d’insatisfaction des collaborateurs, dont les réponses sont anonymes. Ces indicateurs sont importants pour remédier aux difficultés rencontrées », complète Corinne Bardou. L’enquête “bien-être” permet aussi de demander un rendez-vous avec la DRH afin d’évoquer d’éventuelles difficultés individuelles. Elle enregistre un taux de retour habituel de 80 % et une moyenne de trois salariés demandant un rendez-vous individuel.
Pour coacher les personnes en difficulté, mais aussi les nouveaux managers, et pour faciliter l’intégration des derniers arrivés, l’équipe RH s’appuie sur les compétences d’une consultante en accompagnement au changement.
Temps de convivialité et télétravail
La prise en compte de la QVCT passe par un panel d’actions menées chaque année, en juin, dans le cadre de la Semaine de la qualité de vie au travail, avec notamment des temps de convivialité et des webconférences.
Le télétravail est également pérennisé, afin de répondre à une attente forte des équipes. Une vingtaine de salariés (souvent des profils d’experts) a opté pour du télétravail permanent – depuis le domicile ou un espace de coworking – et ne vient qu’un jour par mois sur son site de rattachement (outre son siège chambérien, le groupe compte une quinzaine d’implantations). Mais une présence au bureau deux jours par semaine constitue la règle générale.
« Selon moi, c’est le bon équilibre pour concilier travail, vie personnelle et développement durable (le télétravail limite les déplacements). Au-delà, maintenir des liens, créer du collectif, des moments de partage, devient difficile. Sur certains sites, notre enjeu est de donner envie de revenir travailler plus fréquemment en présentiel, avec des locaux plus accueillants », relate la DRH.
Pour offrir des espaces plus confortables et plus adaptés, Inddigo investit dans un programme de rénovation de ses agences, avec l’appui d’un bureau d’études spécialisé et de ses équipes.
Sophie Boutrelle









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