À Rumilly, la filiale française du groupe multimilliardaire Blum, s’est fixé comme valeur cardinale la fidélisation de ses collaborateurs. Ces derniers bénéficient d’un cadre de travail et d’un régime social avantageux.

Il serait réducteur de dire que le groupe autrichien Blum est fabricant de ferrures de meubles. Réputé pour sa force créatrice, Blum est né, en 1952, d’une idée de génie qui n’a rien en commun avec son activité actuelle. Depuis, l’industrie du meuble haut de gamme lui doit de nombreuses avancées techniques et technologiques : systèmes de portes relevables, charnières invisibles, amortisseurs sur les tiroirs et portes sans poignées avec ouvertures mécaniques ou électriques, entre autres…
Le groupe Blum affichait 2,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2023. Il compte 33 filiales ; 8 usines en Autriche et quatre autres en Pologne, Amérique, Brésil et Chine, soit 9 294 salariés. Le colosse est détenu par les descendants du fondateur, Martin et Philipp Blum (26% des parts chacun), et la fondation privée Blum (pour les 48% restants).
Blum France, ce sont 36 salariés en poste à Rumilly… « Notre entreprise repose sur deux principes stratégiques : garantir du travail à nos équipes tout en ayant une gestion financière saine », précise Cathia Colmard, responsable du service financier et des ressources humaines.
La qualité de vie au travail n’est pas un vain concept chez Blum France : ce soin est confié aux salariés eux-même à travers un groupe de réflexion dédié. Première évidence : la filiale française prend ses aises sur 1200 m² de locaux. « Nous bénéficions de beaux espaces de travail qui facilitent la collaboration, mais aussi de pièces confidentielles pour s’isoler », détaille la responsable RH.
La hauteur sous plafond (plus de trois mètres) et les abat-jour en feutrine, spécialement conçus pour étouffer les sons, sont propices à la concentration. Les tables de travail, spacieuses, sont adaptables en hauteur sur simple pression d’un bouton électrique pour passer en position debout…
Une semaine à 4,5 jours
Au-delà du cadre, les collaborateurs bénéficient de nombreux avantages, à commencer par la semaine de quatre jours et demi pour les non cadres et une contribution à la crèche d’entreprises de Rumilly. « Dès qu’un heureux événement est annoncé dans l’équipe, nous réservons le berceau. Cela a un coût pour l’entreprise, mais c’est surtout un stress en moins pour les parents », souffle Cathia Colmard.

Par ailleurs, depuis plus de vingt ans, Blum France a contracté un plan épargne retraite obligatoire (Perob) : l’entreprise place 5% du salaire de chacun de ses employés chez un assureur pour leur garantir une rente supplémentaire.
Outre les tickets-restaurant pris en charge à 60%, Blum indemnise les trajets domicile-travail au taux maximum, tandis que les forces commerciales disposent de véhicules haut de gamme – « parce que c’est leur outil de travail ! », défend Cathia Colmard.
Tel est le fruit de l’esprit inventif d’un petit Poucet devenu géant. Au fait, quelle était donc cette première trouvaille de Julius Blum ? « Un fer à cheval à crampons, antidérapant », sourit Rachel Mugnier, la directrice générale de Blum France.
« Cela semble anodin, mais je dirais que toute l’entreprise en a été imprégnée : grâce à l’innovation, Julius Blum avait une histoire unique à raconter à ses clients… »









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