Elles se disent les oubliées de la crise ! Les petites entreprises peuvent désormais compter sur l’initiative “Ma petite entreprise en crise” pour interpeller le gouvernement sur leurs difficultés.

Le gouvernement a annoncé des mesures économiques de grande ampleur pour aider les entreprises à faire face à la crise sanitaire. L’objectif étant de faire en sorte qu’aucune, quelle que soit sa taille, ne risque la faillite. Quelques-unes se sentent malgré tout oubliées. De là est née “Ma petite entreprise en crise”, une page lancée sur les réseaux sociaux par ses fondateurs, Aurélie Deniel et Jean-Marc Poirier, tous deux entrepreneurs (Pornichet, Bretagne).

«Parce que seul, on va plus vite et qu’ensemble, on va plus loin, nous avons décidé de nous unir pour qu’aucune entreprise ne reste sur le carreau», nous ont-ils confié. À l’heure d’aujourd’hui, le mouvement compte 1647 abonnés. Très vite, le mouvement a insufflé des collectifs régionaux, à l’image de commerçants ou auto-entrepreneurs nord-isérois, tels que Carole Morel (Un amour de Chaussures), Martial Berger (MB Prod Event), Sylvain et Hélène Boudet (optique), Christophe Carron (NumériK’s), Ghislaine Scribante (chocolatier) qui ont rejoint le groupe “Ma petite entreprise en crise, Auvergne-Rhône-Alpes” en tant que membres ou observateurs.

Photo d’illustration. Des commerçants adhérents au groupe Enbasdemarue. ©Carole Muet

Faire entendre sa voix

« Nos petites entreprises n’arrivent pas à rentrer dans les cases d’aides proposées par l’État. Au premier abord, nous étions tous contents de son soutien, mais en pratique, c’est plus compliqué. Souvent, on prend la situation financière de l’entreprise l’année précédente, mais cette situation n’est pas en corrélation avec ce que l’on vit aujourd’hui », martèle Aurélie Deniel, et de poursuivre : « Lors de notre passage dans l’émission Les Grandes Gueules sur RMC, mais aussi lors d’une interview sur BFM TV, nous avons pu faire passer le message et nous sommes à présent heureux de voir autant de monde nous rejoindre ».

Identifier le mouvement et parler de votre histoire

Chaque jour, la solidarité croissante peut se lire sur la page et un juriste vient de rejoindre le mouvement afin de répondre aux nombreuses questions. « Il ne faut pas oublier que derrière chaque entreprise, il y a des personnes, et que toutes ont besoin de parler, d’échanger. Salaires, loyers, assurances… les difficultés sont si nombreuses. Nous voudrions aussi sensibiliser toutes les chambres consulaires pour qu’elles nous aident dans les différentes démarches », confie Aurélie Deniel. À noter que “Ma petite entreprise en crise” souhaite mettre à jour une cartographie des entreprises en difficultés pour mieux les faire remonter jusqu’au Gouvernement.

Contact :  Facebook Ma petite entreprise en crise –  https://ma-petite-entreprise-en-crise.fr/#temoignez
N’hésitez pas à témoigner de vos difficultés à obtenir les aides.

Egalement deux initiatives trouvées pour soutenir les commerçants : https://sauvetoncommerce.fr et https://soutien-commercants-artisans.fr


Par Carole Muet