Les enjeux des 4 500 km de routes départementales de l’Ain

par | 13 Fév 2020

Sécurité, modes doux, ponts… Le réaménagement en giratoire de l’échangeur au sud d’Ambérieu, entre les RD 1075 et 1084, a permis aux élus quelques piqûres de rappel.

Les élus du Département de l’Ain ont profité de l’inauguration, vendredi 7 janvier, d’un nouveau giratoire au sud d’Ambérieu-en-Bugey, au croisement des RD 1075, 1084, 1075b6 et 5b, en remplacement d’un vieil échangeur de type autoroutier (lire notre édition du 13 février), pour rappeler un certain nombre d’enjeux autour des routes du territoire. Ce nouvel aménagement répond en effet à une problématique de sécurité. L’ancien carrefour, dit en “demi-trèfle”, apparaissait difficile à appréhender pour les usagers.

Sur cet axe très passant, avec 22 000 véhicules par jour, en moyenne, dix accidents, dont quatre mortels, se sont produits en une quinzaine d’années. « Il appartient au Conseil départemental d’aménager les sites les moins sécurisés, a donc mentionné en premier lieu son président, Jean Deguerry. Il s’agissait également ici, d’anticiper le développement prévisible du trafic. » Et celui-ci de rappeler qu’avec 40 millions d’euros, le budget consacré aux routes était l’un des principaux postes de dépense de sa collectivité. « Notre territoire compte 4 500 kilomètres de routes départementales, ce qui nous laisse encore beaucoup à réaliser. Si nous sommes un partenaire économique et financier des communes, nous sommes aussi un aménageur du territoire. La preuve avec cette réalisation. » En l’occurrence, celle-ci a coûté 2 millions d’euros au Département qui l’a financée tout seul. Le giratoire, en effet, ne raccorde que des RD.

Plus de nationales

« L’Ain n’a plus de routes nationales, a rappelé pour sa part le député Damien Abad. Toutes sont départementales ou communales. Et c’est pourquoi elles constituent un enjeu aussi important en matière d’aménagement et d’entretien. Nous avons de surcroît un enjeu autour des nombreux ponts qui lient notre territoire aux départements voisins. Bref, dans les 40 millions d’euros du budget départemental consacré aux routes figurent des projets majeurs. »

Enfin, pour le député, au-delà des questions de sécurité routières, les aménagements doivent aussi prendre en compte le développement des modes doux. « Je ne suis pas de ceux qui opposent les modes de transport. Je préfère les penser en complémentarité », a-t-il noté, rappelant que le Département de l’Ain avait engagé un “plan vélo”.


Par Sébastien Jacquart

Une Eco de l'AinCet article vient en complément au papier paru dans le magazine ECO de l’Ain du 13 février 2020, sur l’inauguration du giratoire de Saint-Denis-en-Bugey. Pour retrouver l’intégralité des articles de notre hebdomadaire, mais aussi nos suppléments et hors-séries, c’est ICI et ICI.

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