Le 8 juillet, le Conseil d’État a annulé la niche fiscale très avantageuse dont bénéficiaient les meublés touristiques de type Airbnb. Cette décision résulte d’une erreur de l’exécutif dans la loi de finances 2024, qui avait conduit à la réduction, puis au maintien de l’abattement fiscal au titre des revenus 2023. Cette annulation n’étant pas rétroactive, les contribuables ayant déclaré leurs revenus pour 2023 ne sont pas inquiétés.
Pour rappel, les propriétaires avaient droit à un abattement de 50 % sur leurs revenus locatifs jusqu’à 77 700 € et de 71 % jusqu’à 188 700 € pour les meublés de tourisme classés. Cet abattement a été ramené à 30 %, avec un plafond fixé à 15 000 €, alignant ainsi le traitement fiscal sur celui de la location à l’année.
Pour les hôteliers, cette décision marque un tournant décisif dans la lutte contre les avantages fiscaux injustifiés.









J’invite tous les loueurs à passer aux comptages et là déclarations aux frais réels. L’abattement antérieure paraîtra de nouveau justifié au regard des charges: amortissement de la dépréciation du bien, frais de commercialisation, frais de meuble et d’entretien, frais de nettoyage, frais de bouche, déplacements, …
Et oui c’est pas la même chose la location courte et la location longue.
Dans toutes les villes touristiques, Annecy, St Malo etc., il y a eu des abus de la part des propriétaires de meublés ou logement vide, qui sont de purs spéculateurs. Il est heureux que le Conseil d’Etat rétablisse l’égalité devant la Loi. Par contre, il est exact que la fiscalité des loyers est trop élevée.
J’ai souvenir en arrivant à Annecy en 1981, qu’un propriétaire privé voulait me louer son appartement vide pour 10 mois, me disant vous partez fin juin et revenez début septembre. Bien évidemment je ne lui ai pas loué cet appartement. Heureusement la loi a interdit ce genre de comportement.
Quant au commentaire précédent sur les charges, tout propriétaire a les mêmes charges, Amortissement du bien, frais d’entretien, ménage etc.