L’annonce est tombée hier soir, 11 décembre 2019, en direct de Bogota en Colombie : l’alpinisme est (enfin) inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

Cette reconnaissance prestigieuse initiée en 2011 permettra d’assurer l’avenir de cette activité. Les états soumissionnaires – la France, l’Italie et la Suisse – et la communauté porteuse de la candidature (clubs alpins, associations de guides, collectivités locales) engageront des actions de sauvegarde, de défense et de développement. Avec l’objectif, de respecter la préservation du libre accès à la haute montagne pour des pratiques responsables conformes à l’esprit de l’alpinisme. Un principe fondamental.

Dans le projet de décision, figure une définition de l’alpinisme, reprise en partie ici : “L’alpinisme est l’art de gravir des sommets et des parois en haute montagne, en toutes saisons, en terrain rocheux ou glaciaire. Il fait appel à des capacités physiques, techniques et intellectuelles et se pratique en utilisant des techniques adaptées, du matériel et des outils très spécifiques… Il s’agit d’une pratique physique traditionnelle qui se caractérise par une culture partagée, regroupant la connaissance de l’environnement de la haute montagne, l’histoire de la pratique et des valeurs qui lui sont associées, et des savoir-faire spécifiques…”

De leur côté, les experts ont relevé que :” l’alpinisme joue un rôle central dans l’interaction sociale entre les praticiens et contribue à cultiver le respect mutuel entre compagnons de cordée qui sont plus que de simples partenaires d’ascension“… “Il souligne l’importance du savoir traditionnel relatif à la nature et à l’univers, et propose un exemple positif de relation durable entre les êtres humains et leur environnement”.

Pour rappel : l’Union internationale des associations d’alpinisme (UIAA), c’est 90 associations, 69 pays et plus de 3 millions de membres.

Crédit photo : Pascal Tournaire.