Annecy : Marggot voit l’avenir avec des lunettes “recyclées”

par | 12 Jan 2024

À Annecy, la marque de bijoux Marggot a lancé une collection de solaires « écoresponsables » Cees. Elle annonce une levée de fonds pour accélérer la R&D et cibler les entreprises.

Installé à Annecy depuis 2018, Antoine Giacopazzi est le créateur de Marggot, marque de bijoux écoconçus destinés aux pratiquants de sports de nature. C’est en juin 2023, après un an de R&D, qu’il lance une collection de lunettes de soleil en plastique recyclé « made in France avec bon sens », son slogan.

Baptisée CEES (pour Clean Earth Enjoy Sun), la gamme utilise des procédés de fabrication les plus vertueux possibles. Les déchets collectés et valorisés à 90 % par Emmaüs, depuis son centre de La Tour-du-Pin (Isère), et les rebuts de production d’industriels locaux sont transformés en copeaux et injectés dans des moules conçus spécialement.

Les lunettes de soleil Cees sont 100% recyclées – Crédit photo Marggot/Cees

« L’ingénierie est confiée à Technisep et la fabrication des moules à des sous-traitants locaux, proches de notre centre de production à Rumilly », souligne le dirigeant et unique salarié. Les verres UV400 de catégorie 3, eux, sont achetés bruts en Italie, au Nord de Venise, et taillés à façon.

Viser les entreprises

Si les deux modèles existants sont déclinés en plusieurs coloris, « chaque paire est unique et commercialisée à un prix qui se veut accessible ». À ce jour, plus de mille paires de lunettes ont été vendues et 6 000 sont en précommandes pour l’été 2024.

Pour se développer, Marggot prévoit, d’ici la fin juin, une levée de fonds de 640 000 €, pour environ 30 % du capital et 300 000 € en dette bancaire, auprès notamment de Bpifrance. De quoi recruter, investir dans les machines et les moules et accélérer la R & D.

Distribuée sur son site internet et par Ludisports (TSL Sport Equipment), la marque haut-savoyarde, qui réalise un chiffre d’affaires de 140 000 € en 2023, entend également se diversifier et cibler les entreprises.

« Le but est de les inciter à fabriquer des produits (lunettes, couteaux, montres…) avec leurs propres déchets ou matières existantes », ambitionne Antoine Giacopazzi.

Le fondateur n’exclut pas, par ailleurs, de déployer son concept sous forme de franchise à l’international.


Patricia Rey

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