Les délégués FO du personnel font état de difficultés financières et s’interrogent sur la pérennité de l’association et son fonctionnement.
Les délégués FO du personnel de l’Adapei de l’Ain (Association départementale de parents et d’amis des personnes handicapées mentales) sont inquiets pour les finances de l’association et l’ont fait savoir, le 29 août, lors d’une conférence de presse. Cette inquiétude vaut tant pour les 1 200 à 1 300 membres du personnel que pour les quelque 1 800 personnes accompagnées à travers 57 établissements et services d’aide par le travail (Esat), foyers et maisons d’accueil spécialisés (FAS et MAS), foyers d’hébergement, Instituts médico-éducatifs (IME), etc.
« Les difficultés ont commencé à sortir avec le Ségur pour tous, que l’association a tardé à payer, en mettant en cause nos financeurs, Agence régionale de santé (ARS) et Département. Un dossier a fini par être déposé aux Prud’hommes, ce qui a débloqué le paiement, la veille de l’audience. Nous serions, selon la direction, sous-financés par rapport au prix de journée », expliquent Christine Prémillieu et Sébastien Glachet. « En Comité social et économique (CSE), nous avons appris cet été, qu’un mandat ad hoc avait été déposé auprès du Tribunal de commerce pour neuf mois, pendant lesquels la structure ne paie plus les charges patronales. Ceci est censé garantir le versement de nos salaires, au moins jusqu’au mois de mars. »
Bien que l’ARS, récemment rencontrée, leur ait assuré que tout allait bien, les délégués s’interrogent : Pourquoi les financeurs freinent ? Existe-t-il des problèmes de fonctionnement qui justifient l’écart entre le prix de journée perçu et le réel dépensé ? « L’association fait face à des difficultés de recrutement qui lui coûtent cher, à cause du recours à l’intérim, relèvent-ils. Peut-être aurait-elle intérêt à augmenter les salaires, pour rendre les métiers plus attractifs ? La direction ne semble pas remettre en question notre fonctionnement, mais simplement rejeter la faute vers les financeurs. »
Le Ségur en cause
Le Département, qui n’ignore rien des difficultés de l’Adapei, ne nie pas sa part de responsabilité. « Le Ségur en est la cause, je m’en étais expliquée en assemblée générale, reconnaît Martine Tabouret, vice-présidente déléguée à l’autonomie. L’État a décrété un versement de 183 euros pour tous les oubliés des précédentes moutures, juste avant la dissolution. Face à une décision unilatérale que beaucoup de départements ont du mal à financer, nous avons pris le parti d’exiger une compensation avant tout versement. Nous avons tenu bon, avec l’Association des départements de France, et obtenu de verser seulement 50 %, le reste étant à la charge de l’État. Cela a été acté au cours de l’été. Autrement, le versement du Ségur aurait représenté pour le Département, un billet de 2,4 M€, dont 700 000 € pour l’Adapei. » De ce point de vue, donc, tout devrait être réglé en mars, à l’échéance du mandat ad hoc.
Mais, cela n’explique pas tout. Informée de la situation financière fragile de l’Adapei 01, l’ARS annonce « avoir proposé un dialogue de gestion afin de rechercher ensemble des pistes de redressement et proposer un plan d’actions ». Les délégués syndicaux ont demandé une expertise économique qui permettra, espèrent-ils, « d’avoir une autre lecture des comptes, de savoir pourquoi les financements ne sont pas à la hauteur des dépenses ». Mais, « un audit réalisé en 2023 ne relevait pas de situation alarmante », se souvient Martine Tabouret. « Ses quelques préconisations relevaient plus du fonctionnement que de problématiques financières ». Quant à la direction de l’association, elle n’a pas souhaité s’exprimer tant que durent les discussions avec les financeurs.
Sébastien Jacquart








Nous n’avons eu aucune information de la direction
En tant que parent d’enfant handicape place
Heureusement que la presse est là
Ch barrois
Pas information de la direction qui dans le meme temps nous sollicité pour opération brioche
Avec un déficit de 6 millions euros
Et est dispensée de cotisations sur les salaires part patronale pendant 9 mois
Je pense qun nouvel article est nécessaire face au silence de la direction