Avec l’interdiction du plastique à usage unique en janvier 2021, le marché de la paille a dû se réinventer. L’entreprise Payapâte, fondée début 2020 à Neuville-sur-Ain par Mathieu Laurençon et Romain Clerc, propose une alternative au plastique.
Constituée de six personnes, la société a été la première en France à vendre des pailles à base de pâtes. « J’ai découvert le concept génial de ce nouveau type de pailles, dans un bar de l’Ain en 2018, raconte le cofondateur Mathieu Laurençon, quant aux origines de la société. Mais elles coûtaient trop cher à l’établissement pour devenir une solution pérenne. Il fallait que j’y remédie. » Produites en Italie, les pâtes alimentaires, constituées uniquement de semoule de blé dur et d’eau, prennent une forme propice pour des boissons chaudes comme froides.
Ainsi, depuis son lancement, Payapâte en a vendu environ 5,5 millions, dont 2 millions cette année. De quoi générer un chiffre d’affaires de 100 000 € en 2023. Pour attirer une clientèle principalement composée de bars, restaurants et hostelleries, l’entreprise propose de graver de la publicité sur ses articles. Celle-ci permet de financer la production et de résoudre la question du coût, plus onéreux que celui des pailles en carton.
Les marques, quant à elles, bénéficient depuis septembre d’une offre de goodies et souvenirs, toujours sur la même base. Quant aux particuliers, ils auront l’occasion de profiter, également, d’ici trois semaines, des produits Payapâte, grâce à leur commercialisation dans les magasins Carrefour de Bourg-en-Bresse, Péronnas et Vienne.
« Notre objectif est de diffuser ce concept de pailles écologiques et biodégradables, explique Mathieu Laurençon. Elles sont le meilleur substitut pour remplacer les modèles en plastique, mais également le carton, qui pollue lui aussi, à cause des colorants. »
Thibault Lourenço









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