Digital solidaire : Carisinfo et Lokalero font cause commune

par | 22 Avr 2021

En rachetant Lokalero et ses solutions connectées de collecte de dons, l’éditeur haut-savoyard Carisinfo complète la panoplie de ses offres et élargit son potentiel de clients.

Avec GiveXpert, une solution dédiée aux collectes de dons en ligne et prestations informatiques pour le secteur associatif, Carisinfo s’est taillé une belle renommée auprès des grandes associations, fondations, hôpitaux, centres de recherche. « En 2019, nous avions enregistré une croissance significative en raison des campagnes organisées suite à l’incendie de Notre‑Dame de Paris. La tendance s’est maintenue l’année dernière où beaucoup d’associations ont misé sur le digital pour remplacer les collectes de rue, rendues difficiles en raison du contexte sanitaire », explique Alexandre Ayad, son président et cofondateur avec Anthony Fifre.

Séduits par les solutions de Lokalero

Les deux associés ont été séduits par les solutions mixtes numériques/physiques développées par Lokalero, autour d’objets connectés comme les bornes, pour collecter des dons à proximité. « La combinaison de nos savoir-faire nous permet de proposer une offre globale aux associations avec lesquelles nous travaillons. Elle nous donne aussi la possibilité de nous adresser à des structures de toute taille, et pas seulement les plus grandes », expliquent-ils.

Le rachat de Lokalero par Carisinfo présente encore l’avantage d’élargir le public potentiel : alors que les donateurs sont traditionnellement des femmes plutôt âgées, les objets connectés séduisent davantage les jeunes, qui peuvent, eux-mêmes se transformer en “ambassadeurs” auprès de leurs communautés.

Lokalero, qui employait deux personnes, a été créée en 2018 en région parisienne par Ophélie Le Grand, qui devient directrice marketing et communication de Carisinfo.

« En 2008, avec Anthony Fifre, nous avions lancé en région parisienne, IZI-collecte, une plateforme de financement participatif spécialisée dans le monde associatif. En 2013, nous avons décidé de nous concentrer sur les logiciels pour les grandes associations et de venir nous installer en Haute-Savoie, en raison de la présence de la Cité de la solidarité internationale à Annemasse », raconte Alexandre Ayad.

Un actionnariat salarié

Agréée entreprise solidaire d’utilité sociale (Esus), la TPE dispose d’un actionnariat essentiellement salarié avec quelques investisseurs de proximité. Elle a réalisé, en 2020, un chiffre d’affaires de 480 000 euros avec une équipe de sept salariés, implantée au centre-ville de Thonon. L’éditeur estime qu’il bénéficie, en Haute-Savoie, d’un écosystème favorable à l’économie sociale et solidaire autour de la Cité de la solidarité internationale mais aussi du pôle de coopération territoriale Innovales (à Saint-Pierre-en-Faucigny). « Dans nos métiers digitaux, une implantation dans la capitale ne se justifie pas », assurent ses fondateurs, tout en constatant que la très grande majorité des associations ont leur siège en région parisienne.


Sophie Boutrelle

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