Dix établissements du bassin burgien ont participé à une action pilote visant à formaliser et faciliter le covoiturage sur les trajets domicile-travail. Voici les témoignages de trois d’entre eux.

Dix entreprises du bassin de Bourg-en-Bresse, entendues au sens large (administrations, collectivités et services publics inclus) ont participé à l’automne 2019, à une action pilote pour rendre les déplacements domicile-travail plus économes en CO2, notamment en planchant sur le télétravail et les moyens de formaliser et faciliter le covoiturage. Le bilan de cette opération a été dressé le 12 décembre (lire notre édition du 9 janvier) où plusieurs d’entre elles ont pu témoigner.

Chez Dynacité, la participation à cette action pilote s’est d’abord manifestée par une information à l’ensemble des salariés du siège et au comité social et économique de l’entreprise. Un speed dating du covoiturage a été organisé. Il en ressort que des horaires réguliers et fixes seraient favorables, de même qu’une plateforme interne ou externe, comme Mov’Ici ou Rubis. « Une solution clé en main nous irait d’ailleurs bien, relève Sébastien Petit, responsable du département social et innovation du bailleur social. Nos collaborateurs nous suggèrent de créer des places de stationnement dédiées aux covoitureurs et nous incitent à communiquer en interne sur le sujet en axant notre communication sur la notion d’entraide entre collègues. Nous réfléchissons aussi à la possibilité de covoiturages thématiques, pour nos salariés qui vont faire du sport ou leurs courses sur leur temps de pause. » Dynacité a par ailleurs déjà essayé de mettre à disposition de ses équipes, des vélos. « Mais, c’est un peu toujours les mêmes qui les utilisent et une partie de la flotte prend la poussière », regrette Sébastien Petit.

Mise en relation

À la Direction départementale des territoires (DDT), l’État a voulu se montrer exemplaire, agissant non seulement en direction du covoiturage et du télétravail, mais aussi de la visioconférence. Trois places de stationnement sont dédiées aux covoitureurs pour les administrations du site de la rue Bourgmayer. « Ceux qui souhaitent y accéder se signalent par mail. Des contrôles réguliers sont opérés pour vérifier l’usage de ces places et un mot est apposé sur le pare-brise des véhicules non-inscrits », note Céline Leroux, au service RH. Le site compte 14 covoitureurs (sur 228 agents) répartis en six groupes. Les cartographes de la DDT ont identifié sur une carte du département, les lieux de résidences des agents des différentes administrations du site (de manière anonyme), ce qui permet de repérer les possibilités de covoiturage. « Ceux qui souhaitent être mis en relation nous écrivent et nous jouons les intermédiaires », explique Céline Leroux pour qui cet outil pourrait être mis à la disposition d’autres entreprises, comme Dynacité.

Du côté de la Caisse d’allocations familiales, enfin, on a plutôt misé sur le télétravail. Les personnels qui résident à plus d’une demi-heure du site sont prioritaires, mais leurs fonctions doivent être compatibles avec cette pratique. Ce choix est par ailleurs réversible. De cinq télétravailleurs au démarrage, le site burgien de la CAF est passé à 24. Un engouement freiné par la capacité du réseau interne à l’entreprise à satisfaire tout le monde, en termes de bande passante.

Covoiturage

Lors des échanges, le covoiturage a souvent été associé à une notion de plaisir (les trajets paraissant plus courts quand on les fait à plusieurs) et à une dimension sociale : c’est l’occasion de se rencontrer.


Par Sébastien Jacquart

Une Eco de l'AinCet article est paru dans le magazine ECO de l’Ain du 9 janvier 2020. Pour retrouver l’intégralité des articles de notre hebdomadaire, mais aussi nos suppléments et hors-séries, c’est ICI et ICI.