Les élus locaux ont inauguré le 30 septembre, un itinéraire cyclable de 63,3 km, la Voie Bleue. Sept collectivités sont parties prenantes de cet aménagement.
« L’itinéraire est déjà bien fréquenté. Il faudra sans doute développer l’hébergement touristique », lance avec délectation Christophe Greffet, président de la Communauté de communes de la Veyle, en marge de l’inauguration, samedi 30 septembre, des 63 km de la Voie Bleue qui vont de Mâcon à la métropole lyonnaise, le long de la Saône. Cette piste cyclable doit permettre de rallier Lyon depuis le Luxembourg, à vélo, comme la Viarhôna rejoint la Méditerranée depuis le Léman, en longeant le Rhône. Et l’élu en espère quelques retombées pour la base de loisirs de Cormoranche-sur-Saône.
Environ 16 M€ TTC ont été investis par sept collectivités, dont trois du département (CC de la Veyle, CC Val de Saône Centre et CC Dombes Saône Vallée) pour aménager cette partie. Des dépenses prises en charge à près de 80 % par les partenaires du plan Rhône-Saône, à savoir l’Europe, l’État, la Région, le Conseil départemental de l’Ain et l’Ademe, auxquels se sont adjoints le fonds Mobilités Actives du ministère de l’Écologie et le Plan de relance.
Des difficultés de franchissement
La Veyle est l’un des territoires où se posaient le plus de difficultés de franchissement. L’aménagement du pont-canal et l’installation d’une passerelle au port de By, tous deux sur la commune de Grièges, ont coûté respectivement 800 000 et 300 000 euros, « soit 40 % du budget que nous avons consacré à l’opération », calcule Christophe Greffet. Un budget de 2,8 M€ HT. « Les voies cyclables ont été aménagées en encorbellement de part et d’autre du pont sur 1,5 m de large et 150 m de long. Elles sont protégées par des parapets », décrit l’élu. « Au port de By, on ne pouvait pas en faire autant. Le passage des véhicules n’est déjà pas évident. D’où la création d’une passerelle. »
Cependant, c’est Dombes Saône Vallée qui a investi le plus, 6 M€. La création d’une estacade à Trévoux, une voie surplombant le fleuve, constitue l’un des points de franchissement majeurs. La CC Val de Saône Centre s’en tire bien, en comparaison. Elle n’avait pas d’autre aménagement à réaliser que celui, commun aux trois collectivités aindinoises, du chemin de halage et des aires de service. Une dépense de 1 980 000 euros tout de même !
De l’autre côté du fleuve, les sommes engagées (hors taxes) sont bien moindres : 8 992 euros pour la CC Beaujolais Pierres Dorées (en signalétique et panneaux d’information), 19 310 euros pour la CC Saône Beaujolais (idem), 890 000 euros pour Villefranche Beaujolais Saône Agglo (pour la sécurisation et le réaménagement du chemin de halage), 1,7 M€ pour la métropole du Grand Lyon (avec le raccordement à la future voie lyonnaise sur le quai Armand Barbès).
Le travail de concertation aura duré huit ans, entre les collectivités riveraines de la Saône et les partenaires publics, pour rendre ce projet possible. Le chantier s’est déroulé sur 2022 et 2023. Il reste cependant deux secteurs à aménager. À Fareins, 700 m de voies en site classé attendent une autorisation environnementale, tandis que se pose encore, à Jassans-Riottier, la question de la traversée d’une route départementale.
Une voie utilisée en vélotaf
Mais aux yeux des élus, le jeu en vaut la chandelle. Et pas seulement pour des visées touristiques. Les 11 km de la Voie Bleue sur le territoire de la Veyle ont aussi trouvé leur public du côté de certains actifs qui l’utilisent pour rejoindre leur travail sur Mâcon et ses environs. D’ailleurs, la communauté de communes prépare un schéma des voies cyclables qui traitera aussi bien des mobilités du quotidien que du cyclotourisme.
Sébastien Jacquart









Et où sont les femmes ?
attention : pour « en » trottinette ? on n’entre pas dans une trottinette comme « en » voiture ! donc :
« à trottinette », comme « à » vélo