L’édito de Myriam Denis : « Maires de nos territoires »

par | 12 Déc 2019

Dans un trimestre et quelques jours, un vent de nouveauté soufflera sur notre département, accompagnant les élections municipales des 15 et 22 mars.

Myriam Denis Il semblerait que de nombreux édiles ne souhaitent pas se représenter, aux prochaines municipales. Certains, du fait de leur ancienneté dans la fonction, d’autres, sans doute, se trouvent las d’être pris en tenaille entre les desiderata des administrés et des contraintes administratives de plus en plus oppressantes. Néanmoins, et nous n’avons de cesse de le répéter dans nos colonnes, le maire, cet échelon local, cet élu de proximité, joue un rôle primordial au cœur de notre département. Qu’il – ou elle – soit rat des villes ou rat des champs, c’est bien souvent vers cet élu que l’on se tourne dès que le besoin s’en fait sentir. Architecte des territoires, chef d’orchestre de la politique locale, il – ou elle – est ancré(e) sur le terrain. En somme, cet édile est aussi apprécié pour tout ce qui semble l’éloigner des travers communément admis des hautes sphères politiques. Ancré dans le local, les pieds dans la terre et la tête dans les projets de sa commune, je suis convaincue que l’élu local, malgré le contexte actuel de défiance envers les personnalités politiques de tous bords, conserve ses lettres de noblesse.

« ARCHITECTE DES TERRITOIRES, CHEF D’ORCHESTRE DE LA POLITIQUE LOCALE, LE MAIRE — HOMME OU FEMME – EST ANCRÉ (E) SUR LE TERRAIN. »

En outre, des initiatives locales fleurissent afin d’inciter davantage la gent féminine à briguer cette fonction. Aujourd’hui, elles ne sont que 14 % de femmes maires dans le département, pour une moyenne nationale de 16 %. C’est tellement peu… Et en même temps, cela permet de se remémorer la faible place des dames dans la sphère publique, mais aussi, par effet miroir, leur place encore trop discrète dans les conseils d’administration des grandes entreprises, ou à des postes de direction… Les lignes bougent et la nature a horreur du vide. L’État s’est emparé du sujet et, partant du principe que sans obligation, point de résultat, prévoit désormais que les listes des communes de plus de 1 000 habitants doivent être paritaires. Elles s’astreindront également à l’alternance hommes/femmes. Et au sein du conseil municipal, la parité s’applique aussi à l’élection des adjoints. Comme toujours, on pourra déplorer qu’il eût été nécessaire d’instaurer une règle afin d’enjoindre les prétendants élus à incorporer les femmes à leurs listes. Certains, très probablement, l’auraient fait sans cela. Les communes dynamiques, qui frisent les 1 000 habitants, doivent donc se préparer à cette nouveauté.

Hommes ou femmes, les futur(e)s maires ne commettront pas les mêmes impairs.

Myriam Denis
Rédactrice en chef
m.denis@eco-ain.fr

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