La nouvelle application AIR2G2 permet de connaître les prévisions de la qualité de l’air au quotidien à l’échelle du Grand Genève.

L’air ne s’arrêtant pas aux frontières, toute démarche visant à améliorer sa qualité ne peut avoir de sens que si elle est transfrontalière. Ce constat est à l’origine d’une convention de collaboration franco-suisse autour de la surveillance de la qualité de l’air.

Signée le 21 novembre dernier par la République et canton de Genève, le canton de Vaud, le Groupement local de coopération transfrontalière du Grand Genève et Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, elle prévoit la pérennisation de la plateforme Grand Genève Air Modèle Émissions (G2AME), qui est une cartographie permettant de suivre la pollution atmosphérique à l’échelle du territoire, avec notamment la poursuite de l’alimentation des données d’entrée nécessaires à son bon fonctionnement.

Cette convention couvre les territoires du Genevois français, du canton de Genève et du district de Nyon dans le canton de Vaud, qui forment une agglomération transfrontalière de plus d’un million d’habitants, accueillant 500 000 emplois à travers 209 communes.

« En ma qualité de président d’Atmo Auvergne-Rhône- Alpes, observatoire agréé par le ministère de la Transition écologique et solidaire, je suis particulièrement heureux d’officialiser ces relations ténues mais anciennes avec les partenaires suisses. C’est un suivi de la qualité de l’air faisant totalement abstraction des limites administratives qui sera mis en place pour les habitants du Grand Genève », a déclaré Éric Fournier.

Des notifications pour les épisodes de pollution

La signature de cette convention coïncide avec le lancement d’Air2G2, une application pour smartphone permettant de consulter quotidiennement la qualité de l’air dans le Grand Genève. Atmo Auvergne-Rhône- Alpes assure la modélisation des données sources de l’application, en partenariat avec les services de l’air des cantons suisses.

Par notifications, l’application informe les utilisateurs des épisodes de pollution, ainsi que des différentes mesures à appliquer, telles que les modifications des limites de vitesse, l’éventuelle gratuité des transports publics sur certains secteurs ou encore la mise en place de la circulation différenciée avec les vignettes Stick’AIR1 ou Crit’air.

Pour Jacqueline de Quattro, cheffe du Département du territoire et de l’environnement du canton de Vaud, cette convention est un succès pour la collaboration transfrontalière : « Je me réjouis que nous ayons trouvé ensemble des solutions communes pour répondre aux défis environnementaux et améliorer la qualité de vie de nos concitoyens. »


Par Romain Fournier


Cet article est paru dans votre magazine ECO de l’Ain du 5 décembre 2019. Il vous est exceptionnellement proposé à titre gratuit. Pour retrouver l’intégralité de nos publications papiers et/ou numériques, vous pouvez vous abonner ici.