L’économie suisse s’accroche à l’espoir d’une reprise imminente

par | 26 Mar 2021

La dernière note de conjoncture du Groupe de Perspectives Economiques (GPE) table toujours sur une croissance de 3 % du PIB suisse en 2021.

Adieu restos, terrasses, théâtres, cinés… La libération du 22 mars n’a pas eu lieu. Les indicateurs sanitaires ont obligé le Conseil fédéral helvétique à repousser d’au moins quatre semaines la phase 2 de l’assouplissement des mesures restrictives en vigueur dans la Confédération. Cette déconvenue n’empêche néanmoins pas l’économie suisse de continuer de caresser le rêve de renouer, à brève échéance, avec une croissance soutenue.

Le produit intérieur brut (PIB) de la Suisse devrait ainsi croître de 3 % en 2021, et celui de Genève de 4 %, selon la note de conjoncture publiée le 23 mars par le Groupe de perspectives économiques (GPE) du canton de Genève, composé de représentants des collectivités publiques, du milieu bancaire et des principales caisses de compensation.

« Dans le canton de Genève, la dynamique conjoncturelle devrait être plus vigoureuse qu’en Suisse en raison des liens privilégiés que l’économie cantonale entretient avec l’Asie », précise le GPE. Cet optimisme s’appuie notamment sur la résilience éprouvée de l’économie cantonale dont le PIB ne s’est contracté que de 2,4 % en 2020, selon l’Office cantonal de la statistique, à la faveur d’un rebond au second semestre (+7,5 % au troisième trimestre, +0,4 % au quatrième). À l’échelon national, le PIB a reculé de 2,9 % (quand celui de la France plongeait de 8,3 % …).

5,7 % de chômage à Genève

« Les branches qui génèrent la plus grande partie de la valeur ajoutée de l’économie genevoise – chimie, horlogerie, bijouterie, finance, négoce international, activités liées à la santé – ont retrouvé le chemin de la croissance avant la fin de l’année 2020 et devraient bénéficier du rebond conjoncturel attendu en 2021 », observe le GPE, avant de souligner que d’autres branches devraient néanmoins continuer de pâtir de la situation sanitaire : hôtellerie, restauration, transport aérien, culture, sport et événementiel…

« Certaines risquent de devoir faire face à des ajustements structurels importants (faillites et licenciements) et pourraient rester durablement en-deçà de leur niveau d’avant la crise ». Le taux de chômage cantonal, qui est passé de 5,4 % fin décembre 2020 à 5,7 % en février 2021, devrait se stabiliser à ce niveau élevé, avant d’entamer une lente décrue. Un taux de 5,5 % est anticipé pour 2022.

Cela n’empêche pas le GPE de s’aventurer à pronostiquer une croissance de 2 % pour 2022 au niveau national, et de 2,5 % à l’échelle cantonale… En précisant néanmoins qu’il se base « sur l’hypothèse d’une maîtrise de la situation sanitaire à moyen terme ». Dans le cas contraire, Confédération et canton risquent de se retrouver Gros-Jean comme devant…


Par Matthieu Challier


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