Les frontaliers fragilisés par la pandémie

par | 27 Avr 2021

Dans cette crise sanitaire et économique, les frontaliers sont en première ligne. Le taux de chômage de cette catégorie de travailleurs a enregistré une hausse de 13 % par rapport à l’an passé.

Malgré la pandémie, une hausse de 1,4% de l’ensemble des frontaliers étrangers a été enregistrée, en 2020, à travers la Suisse. Fin décembre, ils étaient 344000 à travailler dans la Confédération, peut-on lire dans les derniers chiffres de l’Office fédéral de la statistique (OFS). Un peu plus de la moitié est domiciliée en France (55%), sur les départements de l’Ain et de la Haute-Savoie.

Mais malgré cette hausse sur l’ensemble du pays, le chômage des frontaliers basés de ce côté de la frontière a connu, en 2020, une progression de 13% par rapport à l’an passé, autant en Haute-Savoie que dans l’Ain, selon Pôle emploi. Le premier secteur impacté est l’hôtellerie-restauration, avec 18% de nouveaux frontaliers au chômage, après la fermeture en mars des commerces dits non essentiels. Il est suivi de l’industrie, l’aéronautique puis du secteur du bâtiment et des travaux publics.

Stagnation de l’emploi

Et 2021 pourrait être encore plus difficile, avec de nouveaux licenciements en raison d’un ralentissement de l’économie suisse. Selon le groupe d’experts de la Confédération, la croissance du PIB devrait être de 3% cette année, alors qu’il prévoyait encore 3,8% en octobre. Ainsi, le centre de recherches conjoncturelles KOF s’attend à une stagnation de l’emploi au cours du premier semestre. Une série de contrats à durée déterminée pourraient ne pas être reconduits et certaines missions d’intérim être suspendues.

Des facteurs positifs

Cependant, pour Romain Duriez, président de la CCI France-Suisse, il y a des facteurs positifs qui vont contribuer à soutenir l’emploi. Il estime que les mesures de chômage partiel et de réduction de l’horaire de travail en Suisse ont permis aux entreprises de garder le personnel ou de conserver les compétences.

« Le personnel est là, mais les entreprises n’ont pas eu à supporter les 100% de la charge salariale pendant la crise », estime-t-il. « Cela a permis de maintenir la demande dans le pays, c’est-à-dire la consommation courante. A partir du moment où une large partie de la population aura été vaccinée et où l’on assistera à une forte diminution des chaînes de contamination, l’économie repartira ».


Par Romain Fournier


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Cet article est issu de notre Hors-série « Savoie Mont Blanc en chiffres 2021 », à retrouver ici en ligne ou ici en papier.

1 Commentaire

  1. Vous êtes sérieux...

    Pas mal la photo du péage de Moscou, c’est vrai que c’est très  »local » comme ville… Tout comme la moskvitch aleko qu’on voit au premier plan…

    Réponse

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