De Chanaz (Savoie) à Murs-sur-Gélignieux (Ain), un périple itinérant à vélo en famille pour découvrir à son rythme ce territoire bucolique et accueillant à plus d’un titre.
Profiter d’un week-end rallongé de mai pour se faire la belle à deux pas de chez soi. En voilà une chouette idée. Et encore davantage quand on s’offre une micro-aventure, un break sportif familial qui rompt avec le quotidien. Les idées ne manquent pas, mais c’est la ViaRhôna qui nous tend les bras, cet itinéraire de quelque 815 km, dessiné justement pour les vélos, du Léman à La Méditerranée.
Alors évidemment, aussi gourmands sommes-nous, nous ne nous attaquons pas à ce beau gâteau dans sa totalité en trois petites journées… La carte dépliée sur la table, nous traçons les contours de ce court périple que l’on veut accessible de Chanaz, en Savoie, à Murs-Sur-Gelignieux, dans le Bugey Sud (Ain).
Un itinéraire idéal à bien des égards… Il ne comporte quasi aucun dénivelé, les portions sont quasi toutes sur des voies sécurisées sans voiture et, récompense pour les enfants, deux lacs jalonnent le parcours. Bémol, si Chanaz possède bien une gare, aucune autre n’est située sur ce segment. Ce qui implique donc de revenir au point de départ… On ne peut pas tout avoir !
JOUR 1 : CHANAZ / VIRIGNIN – 18,5 KM
Quelle bonne idée que d’entamer le parcours de bon matin à Chanaz. Surnommé la petite Venise savoyarde, ce joli village situé au bord du canal de Savière est souvent pris d’assaut par les visiteurs lors des belles journées. À cette heure-ci, ses ruelles pittoresques et son canal qui relie le Rhône au lac du Bourget nous sont presque réservés. Et nous prenons le temps de profiter avant de nous élancer pour notre joyeuse épopée.
La première étape est la plus courte. Malin pour ne pas échauder les enfants ! Le tracé est superbe déjà, longeant la plupart du temps le Rhône que l’on ne soupçonnait pas aussi turquoise. Bucolique et dépaysant. L’itinéraire nous mène comme prévu jusqu’à Virignin après avoir franchi la passerelle du même nom qui permet désormais de passer de l’Ain à la Savoie en toute sécurité.
Un charmant petit port nous attend. Et pas seulement. Nous déchargeons notre paquetage minimaliste pour nous installer dans l’une des cabanes-spa tribu des Lodges de la Viarhona équipées de bain nordique privatif. Effet wahou réussi sur la petite troupe et nuit insolite 3 étoiles pour débuter l’aventure.

JOUR 2 : VIRIGNIN / MURS-SURGÉLIGNIEUX – ENVIRON 25 KM
Tempête de ciel bleu et atmosphère quasi balnéaire au réveil avec vue sur le port où plaisanciers et pécheurs commencent à s’activer. L’itinéraire est légèrement plus long aujourd’hui, mais toujours quasi sans dénivelé. Et les kilomètres défilent vite, même avec les enfants, pour ce voyage champêtre actif mais ressourçant entre fleuve, prés, bocages et montagnes surplombantes.
Arrivés à Murs-sur-Gélinieux, et avant de profiter de la base de loisirs, petite boucle par la cascade du Glandieu, à quelques kilomètres de là, qui vaut clairement le détour. Même pas besoin de changer de chaussures pour accéder au site… Et comme nous ne sommes encore qu’à la fin du printemps, la chute depuis 60 mètres est impressionnante.
Halte indispensable avant de reprendre notre chemin pour faire quelques provisions : une visite à la boutique “Quand on sème” qui propose exclusivement des produits locaux. Et découverte, à quelques mètres de là, du surprenant atelier du Tamlin peuplé de fées, lutins, elfes et ondins…
Quelques petits kilomètres pour revenir sur nos pas et nous sommes de retour à Murs-sur-Gélinieux. Un super choix pour la fin de journée car nous pouvons profiter du plan d’eau du Cuchet, avec option baignade et séance kayak ou paddle. La soirée se poursuit au très familial camping de l’Ile de la Comtesse, apprécié là aussi par nos petites têtes blondes pour sa grande piscine et ses toboggans. Le plan initial était de s’offrir une nuit dans l’un des kotas Finland’Ain gérés façon chambres d’hôtes et, situés tout près, à Izieu, mais qui étaient complets.

JOUR 3 : MURS-SUR-GÉLIGNIEUX / CHANAZ – ENVIRON 31 KM
On rallonge un peu plus chaque jour… L’option train n’était pas possible sur ce court itinéraire, il faut en effet revenir sur nos pas. Dommage ? Même pas, le trajet retour est tout aussi agréable. Le plan a été dressé la veille en conseil de famille : un départ au plus tôt pour engloutir la majorité des kilomètres de bon matin afin de s’offrir une belle halte pour le déjeuner au lac du Lit Au Roi du côté de Cressin-Rochefort.

Pas moins de 25 kilomètres au programme pour qu’il n’en reste plus que six petits ensuite jusqu’à Chanaz. Le sandwich les pieds dans l’eau, ça se mérite ! Pour l’anecdote, ce plan d’eau situé sur le passage du canal de dérivation du Rhône doit son drôle de nom à un sarcophage gallo-romain utilisé pour ramener la dépouille du roi Charles le Chauve, petit- fils de Charlemagne !
Nous avons préféré économiser les forces vives et surtout les petites jambes des apprenties cyclistes, mais au prix d’une courte montée sans gros dénivelé, il était aussi possible d’accéder au lac de Barterand, autre lieu de baignade. Sa partie nord comprend d’impressionnantes roches sculptées en hommage aux légendes du Bugey où l’on retrouve Gargantua, la vigne et la Vouivre, personnage mi charmeur mi maléfique.
En milieu d’après-midi, nous troquons de nouveau le maillot de bain pour le cuissard et le casque pour retrouver, après seulement quelques coups de pédales, Chanaz. Retour au point de départ et l’impression de s’être échappés longtemps et à mille lieux de la maison. Et pourtant….
Infos pratiques :
www.viarhona.com pour préparer son voyage et visualiser l’itinéraire
www.hautbugey-tourisme.com pour dénicher ses hébergements, ses activités et restaurants
Mélanie Pontet









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