Lifestyle | Découvrir les plantes sauvages comestibles à Plaine Joux

par | 15 mai 2024

Partir en randonnée sur le plateau de Plaine Joux avec Colas Durdilly, c’est s’initier à un univers insoupçonné, celui des trésors des plantes sauvages comestibles pour élaborer des plats originaux ou enrichir votre pharmacopée. Une balade absolument passionnante !

« 80% des plantes sauvages sont comestibles », annonce Colas. Souvent, nous les ignorons ou pire, nous les piétinons sans égard. Chaque espèce est bien sûr d’une grande utilité pour l’écosystème et source de traditions culinaires ou médicinales. C’est ce « patrimoine culturel immatériel, ces savoirs ancestraux » que Colas Durdilly, l’accompagnateur, s’évertue à préserver et à partager lors de ses mini-explorations. Et il le fait à merveille, de façon très ludique.

Des recettes 100 % nature

Entre le massif du Môle et celui des Brasses, près de Viuz-en Sallaz, Plaine Joux est un site naturel très préservé, comme l’aime Colas. Armé de connaissances poussées en botanique, de talents de conteur et fin cuisinier, ce guide est intarissable. Grâce à lui, vous découvrirez en cheminant la fleur de campanule qui ajoute aux plats un petit goût de noisette bienvenu, la tige de circe commun au goût d’artichaud.

Vous saliverez à l’évocation de sa recette fétiche : le risotto de salsifis sauvages ou du gratin de chénopodes bon-henri, l’épinard sauvage moins fort en goût que l’égopode, utilisée dès l’Antiquité comme diurétique. Au menu des douceurs : vous testerez le goût de bonbon à l’ananas de la matricaire odorante, foisonnante au bord des sentiers. Vous vous surprendrez à mâcher un chewing-gum à base de feuilles crues d’ortie.

Ce gourmet vous invitera à aromatiser vos tisanes à la feuille de framboisier ou de cassis sauvages, à ajouter une touche vanillée à une crème brûlée avec les fleurs de l’aspérule odorante.En marge de ces pistes gourmandes, vous apprendrez à allumer votre feu de camp à la sève d’épicéa ou à apaiser des piqûres d’insectes grâce au plantain commun.Et pour amuser les enfants, mais pas que, vous transformerez la silène enflée, appelée aussi claque-doigt, en petits pétards.

« 80% des plantes sauvages sont comestibles », annonce Colas. Souvent, nous les ignorons ou pire, nous les piétinons sans égard. Mais la prudence doit toujours être de mise pour discerner les bonnes plantes des espèces toxiques qui parfois se ressemblent, à l’instar de la ciguë, cette ombellifère utilisée comme poison par les Grecs anciens.

Apprendre l’art de la cueillette

La cueillette ne s’improvise pas. Colin Durdilly sensibilise aussi aux bonnes pratiques. La première à retenir est « si vous avez un doute, il n’y a pas de doute », sous-entendu, renoncez ! La prudence doit toujours être de mise pour discerner les bonnes plantes des espèces toxiques qui parfois se ressemblent, à l’instar de la ciguë, cette ombellifère utilisée comme poison par les Grecs anciens.

Il faut aussi « prélever les végétaux avec modération pour qu’ils puissent se reproduire et restent en toute saison, une source de nourriture pour la faune » et, ajoute l’accompagnateur, « respecter les terrains privés sur lesquels on se promène ».

Pour aller plus loin :

Secrets des plantes sauvages, environ 2 heures, sans difficulté, adaptée aux enfants.
Contact : Colas Durdilly
https://www.ecole2lamontagne.fr/plantes-sauvages


Léa Ghost

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