Benoît Mercier a obtenu la qualification d’artisan d’art pour son savoir-faire en matière de réparation d’instruments à vent.
Depuis sa reconversion professionnelle initiée en 2023, Benoît Mercier a retrouvé du souffle. Un souffle d’optimisme et de passion que ce saxophoniste met désormais au service de ses clients, à Ville-la-Grand, pour réparer et entretenir leurs instruments à vent. Mais pas n’importe lesquels : « Je ne répare que ceux que je sais jouer », dit-il. Soit, en plus du saxophone, la clarinette, la flûte, les trompettes, le cornet, l’euphonium et le tuba. Chez les Mercier, on est en effet musicien de père et mère en fille et fils.
« Mes parents sont tous les deux pianistes amateurs, détaille le trentenaire, tout comme mes frères et sœur. Moi, j’ai débuté le saxophone à l’âge de six ans et ne l’ai jamais lâché depuis. » Ce n’est pourtant pas vers une carrière musicale qu’il s’oriente en premier choix, mais vers celle d’infirmier. Une profession qu’il exercera pendant dix ans, jusqu’à ce que des problèmes de santé ne le contraignent d’arrêter, en 2022.

La question d’une reconversion se pose alors. Son frère, qui exerçait le métier de réparateur d’instruments, lui enseigne les premiers gestes. Ainsi naît une vocation.
Il candidate à l’Institut Technologique Européen des Métiers de la Musique (ITEMM) au Mans où il obtient son CAP d’assistant technique en instruments à vent en un an. Après avoir pris soin des malades, ce sont donc les cuivres qu’il va bichonner.
Il ouvre son atelier (MB Musique) à son domicile, en 2024, et commence à prospecter les conservatoires et écoles de musique de Haute-Savoie et de Suisse voisine. « Je peux réaliser trois types d’intervention, explique-t-il :le dépannage, la révision ou la remise en état complète de vieux instruments, par exemple. »
Trois activités qui lui permettent de toucher des publics différents allant des amateurs débutants aux professionnels reconnus, en passant par les collectionneurs. « C’est un marché de niche, poursuit-il, pour lequel le fait d’avoir un bon niveau musical me permet de satisfaire des demandes très fines sur de la justesse, des installations ergonomiques, le timbre de l’instrument, sa facilité d’émission du son, etc. »
Pour autant, le microentrepreneur peine encore à se faire connaître (20 000 € de chiffre d’affaires) malgré de belles références telles que l’Australien Joshua Hyde qui lui confie ses saxophones. La qualité d’artisan d’art, qui vient de lui être officiellement remise par Olivier Tavernier, président de la Chambre de métiers et de l’artisanat de Haute-Savoie, contribuera sans doute à asseoir son précieux savoir-faire.
Un titre honorifique
La qualité d’artisan d’art reconnaît la formation, la qualification professionnelle et l’expérience acquise dans les métiers d’art, valorise le savoir-faire de l’artisan et affirme son appartenance au secteur des métiers d’art défini par un arrêté du 24 décembre 2015. Ce titre honorifique permet à l’entreprise de se différencier de la concurrence. En Haute-Savoie, 111 professionnels sont « labellisés » dans des métiers très divers : céramiste, ébéniste, bijoutier, tapissier d’ameublement, luthier, etc. Trente-trois d’entre eux ont reçu leur distinction en 2025.









Bonjour, super cet article et c’est vraiment top pour notre ancien élève.
Juste une remarque , pouvez-vous modifier une partie par celle-ci :
« Il candidate à l’Institut Technologique Européen des Métiers de la Musique (ITEMM) au Mans où il obtient son CAP d’assistant technique en instruments à vent en un an. »
Bonne journée
Bonjour,
Merci pour votre commentaire et vos précisions, nous venons de modifier en conséquence.
Excellente journée,
Groupe ECOMEDIA