Le secrétaire général de FO, Yves Veyrier, a visité Fleyriat et un établissement d’hébergement de personnes âgées, vendredi 22 avril.
Secrétaire général de Force Ouvrière, Yves Veyrier était dans l’Ain, vendredi 22 avril, pour visiter l’hôpital Fleyriat à Bourg, ainsi qu’un établissement d’hébergement pour personnes âgées (Ehpad) à Saint-Trivier-de-Courtes (lire ci-dessous).
« Il s’agissait surtout de rencontrer les agents et leurs syndicats locaux pour évoquer leur situation de travail et les perspectives du Ségur de la santé qui a revalorisé les salaires, pour s’assurer que chacun en bénéficie dans de bonnes conditions, a-t-il justifié. Nous avons abordé également la question des conditions d’accueil des patients et des résidents, à travers les effectifs et les moyens alloués. Nous sortons de deux ans de crises dont les personnels sont sortis épuisés. Ils attendent à présent que leur engagement, aujourd’hui reconnu, se traduise par une amélioration des conditions de travail et des carrières. »
Salaires, conditions de travail, équilibre du système de retraites… L’hôpital et l’Ehpad ont finalement permis au leader syndical de mettre en lumière de nombreux sujets qui dépassent le cadre de la santé. Du cercle vicieux des difficultés de recrutement qui entraînent des démissions au scandale entachant le gestionnaire d’Ehpad Orpéa, en passant par la précarité des personnels (souvent féminins) chargés du maintien à domicile, Yves Veyrier voit dans la prise en charge une question non seulement syndicale, mais sociétale.
« Déjà avant crise, nous exigions une revalorisation globale des métiers du maintien à domicile, souvent mal reconnus et qui mettent les personnels en difficulté, notamment en ce moment, avec les baisses de pouvoir d’achat. Il se pose à eux, de surcroît, des enjeux en termes de retraites complètes et correctes. »
Attractivité des territoires
L’attractivité des territoires ne fait-elle pas également partie des thématiques qu’illustre la santé ? « La crise a généré des problèmes d’approvisionnement et mis en lumière des enjeux de souveraineté, la nécessité de réindustrialiser, de relocaliser un certain nombre d’activités, y compris dans le domaine du soin et du médicament, a-t-il répondu. Pour que cette réindustrialisation concerne l’ensemble des territoires, chacun d’eux doit garder son attractivité, en matière d’infrastructures, d’accès aux soins ou de solutions d’hébergement pour ses parents ou ses grands-parents. Cela va à l’encontre des logiques de regroupements hospitaliers à l’oeuvre ces dernières années. »
Toujours à propos de démographie médicale, Yves Veyrier a rappelé que FO avait revendiqué de longue date, la fin du numerus clausus en faculté de médecine. « Reste maintenant à mettre en place une forme de régulation des installations », conclut-il.
Le choix des établissements
Pour Denise Valençon, secrétaire départementale de la branche santé de Force Ouvrière, et pour Katia Frugier, trésorière, le choix de Fleyriat pour la visite du secrétaire général Yves Veyrier s’imposait comme une évidence. C’est, en effet, l’hôpital support du groupement hospitalier du territoire (GHT) et l’établissement support du département. Il chapeaute les Ehpad de Montrevel, Pont-de-Vaux et Coligny.
Quant à l’Ehpad de Saint-Trivier-de-Courtes (91 lits, 79 employés), il avait d’abord l’avantage de se trouver à proximité de Bourg. Question d’agenda. Mais, c’était aussi le moyen de saluer un syndicat local FO très investi. Dans les deux cas, il s’est agi prioritairement d’évoquer les difficultés de recrutement. « Une problématique majeure, tous grades et tous corps confondus », selon Denise Valençon.
Sébastien Jacquart








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